T'as parlé gentiment t'avais pas l'air méchant
J'me suis dis « encore un goss-bo qui va m'faire son numéro »
J'ai continué mon chemin et toi t'as suivi le tien
J'rentrais comme tous les soirs, il était déjà tard, et il faisait bien noir
Seule dans cette ruelle, entendu un bruit d'semelles
Commençant à flipper, je me suis retournée
Une silhouette aperçue puis je t'ai reconnu
Tu m'as juste appelé, j'ai pas osé m'arrêter
J'ai accéléré le pas et t'as couru après moi
Par les épaules tu m'as attrapé, contre le mur tu m'as balancé, puis contre mon corps tu t'es serré pour que je puisse pas m'échapper
Je me suis débattue, tu me touchais le cul, me disant que j'aimerais ça, que t'étais pro dans ce domaine là
Mon maillot déchiré, mon soutif enlevé, tes mains qui se promenaient et moi qui sanglotait
Je savais plus quoi faire pour t'empêcher de faire, de tes pulsions l'accomplissement faisant d'ma vie un tourment
Des millions de questions venaient à ma raison, allais tu me tuer ? Pourquoi me violer ?
Mon pantalon enlevé, le tien juste rabaissé, tes mains qui s'incrustaient puis ton sexe en moi s'est imposé
J'hurlais dans cette rue isolée, mes larmes comme un torrent coulaient, mon corps qui tremblait et j'savais plus qu'jamais que personne m'entendrait
Tu m'as dit « vas-y crie, ça m'excite, ça me fera venir plus vite »
Sur mon corps, tes mains qui me touchaient, j'attendais plus que la mort pour être libérée
Le sentiment d'être un objet, une simple poupée, quand en moi tu t'es vidé, ton couteau tu as rangé et ton fut, remonté
Sur le sol, sans habits, tu m'as dévisagé, t'as souri
« on s'rappelle ! » tu m'as dis, puis seul tu as ri et enfin t'es parti
Me laissant demie morte dans cette rue
Souillée et totalement nue

